Les Amortissements au Maroc 2025 : Guide complet selon le Plan Comptable Marocain

les Amortissements

Les Amortissements

La comptabilité marocaine

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La comptabilité marocaine repose sur des principes clairs visant à assurer la transparence financière des entreprises. Parmi ces principes, l’amortissement occupe une place essentielle. En 2025, avec l’évolution des normes comptables et fiscales, comprendre les règles relatives aux amortissements au Maroc devient indispensable pour tout entrepreneur, gestionnaire ou comptable.

Dans cet article, nous allons explorer en profondeur :

  • La définition des amortissements,
  • Leur traitement dans le Plan Comptable Marocain (PCM),
  • Les méthodes d’amortissement autorisées,
  • Les durées d’usage fixées par l’administration,
  • Les aspects fiscaux,
  • Les particularités propres à 2025,
  • Et enfin, les bonnes pratiques à adopter.

1. Qu’est-ce que l’amortissement en comptabilité marocaine ?

L’amortissement est la constatation comptable et financière de la perte de valeur d’un bien immobilisé du fait de son utilisation, du temps ou de l’obsolescence technologique.
En d’autres termes, lorsqu’une entreprise acquiert une immobilisation corporelle (ex. : machine, véhicule, matériel informatique), elle ne peut pas enregistrer la dépense en totalité dans l’exercice d’acquisition. Cette charge doit être répartie sur plusieurs années selon la durée de vie estimée de l’actif.

L’amortissement permet donc :

  • De refléter la valeur réelle du patrimoine,
  • D’assurer une meilleure correspondance entre charges et produits,
  • De respecter les principes du Plan Comptable Marocain.

En 2025, les amortissements au Maroc continuent d’être régis par :

  • Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC),
  • Le Plan Comptable Marocain (PCM),
  • Le Code Général des Impôts (CGI), qui définit les règles fiscales d’amortissement.

Ces textes fixent :

  • Les biens amortissables,
  • Les méthodes autorisées,
  • Les taux et durées d’amortissement,
  • Les divergences possibles entre amortissement comptable et fiscal.

3. Quels sont les biens amortissables ?

Tous les biens ne peuvent pas être amortis. Selon le PCM, seuls les immobilisations corporelles et incorporelles ayant une durée d’utilisation limitée sont concernées.

a) Biens amortissables

  • Immobilisations corporelles : bâtiments, machines, véhicules, matériel informatique, mobilier de bureau.
  • Immobilisations incorporelles : brevets, licences, logiciels (durée limitée).

b) Biens non amortissables

  • Terrains (sauf cas particuliers, ex. carrières exploitables).
  • Fonds commercial (sauf exception fiscale).
  • Œuvres d’art, patrimoine historique.

4. Comptabilisation des amortissements dans le Plan Comptable Marocain

Dans le PCM, les amortissements sont enregistrés dans la classe 2 et 28 :

  • Comptes d’immobilisations (classe 2) : 21 (terrains), 22 (constructions), 23 (installations techniques, matériel et outillage), 24 (matériel de transport), 25 (mobilier et matériel de bureau).
  • Comptes d’amortissements (classe 28) :
    • 28111 : Amortissement des constructions
    • 28338 : Amortissement du matériel et outillage
    • 2834: Amortissement du matériel de transport
    • 28352: Amortissement du mobilier et matériel de bureau

Exemple d’écriture comptable :

Acquisition d’un matériel informatique à 100 000 DH amortissable sur 5 ans.

Chaque année, l’entreprise comptabilise :

  • Dotation aux amortissements (charge) :
    6811 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles
    à 28183 Amortissements du matériel informatique

Montant : 100 000 / 5 = 20 000 DH/an

5. Méthodes d’amortissement autorisées au Maroc en 2025

Le Plan Comptable Marocain autorise deux grandes méthodes :

a) Amortissement linéaire

  • Répartition constante de la valeur de l’actif sur sa durée d’utilisation.
  • Exemple : un véhicule de 150 000 DH sur 5 ans → 30 000 DH par an.

b) Amortissement dégressif

  • Applicable à certains biens (principalement matériel industriel et équipements techniques).
  • Les premières années : charges plus élevées.
  • Favorise la déduction fiscale anticipée.

6. Durées et taux d’amortissement fiscalement admis

Le Code Général des Impôts fixe des durées minimales et maximales d’amortissement. Quelques exemples :

BienDurée d’amortissementTaux linéaire
Bâtiments industriels20 à 30 ans3% à 5%
Installations techniques10 ans10%
Matériel de bureau5 à 10 ans10% à 20%
Véhicules de tourisme5 ans20%
Matériel informatique3 ans33,33%

Ces taux servent de référence pour les contrôles fiscaux.

7. Divergences entre amortissement comptable et fiscal

Il existe parfois des écarts entre l’amortissement comptable (fixé par l’entreprise selon usage) et l’amortissement fiscal (réglementé par l’administration).

Exemple :

  • Un ordinateur peut être amorti comptablement sur 5 ans.
  • Fiscalement, il doit être amorti sur 3 ans maximum.

Ces écarts génèrent des amortissements dérogatoires, enregistrés en comptabilité pour se conformer aux règles fiscales.

8. Amortissements exceptionnels et dérogatoires

En 2025, la législation marocaine permet encore :

  • Des amortissements exceptionnels pour encourager certains investissements (ex. : équipements écologiques).
  • Des amortissements dérogatoires pour harmoniser la fiscalité avec les besoins de l’entreprise.

9. Importance des amortissements dans la gestion financière

Les amortissements ne sont pas qu’une obligation légale, ils permettent aussi :

  • D’optimiser la fiscalité en réduisant le résultat imposable,
  • De préparer le renouvellement du matériel,
  • D’améliorer la trésorerie grâce à l’économie d’impôt,
  • De présenter des états financiers fiables aux investisseurs et banques.

10. Nouveautés et tendances en 2025

Avec la digitalisation de la comptabilité au Maroc, notamment via la facturation électronique et les outils de gestion intégrée :

  • Les amortissements sont suivis automatiquement via des logiciels comptables certifiés.
  • Le contrôle fiscal devient plus strict sur les taux et durées appliqués.
  • Les entreprises sont incitées à mieux gérer leur tableau des immobilisations.

11. Bonnes pratiques pour les comptables marocains en 2025

Pour une gestion optimale, il est conseillé de :

  • Tenir un fichier des immobilisations à jour,
  • Respecter les taux fiscaux de référence,
  • Effectuer des retraits et cessions correctement enregistrés,
  • Préparer un plan d’investissement aligné avec la politique d’amortissement,
  • Utiliser un logiciel comptable conforme au Plan Comptable Marocain.

Conclusion

Les amortissements au Maroc en 2025 restent un pilier central de la comptabilité d’entreprise. Ils permettent non seulement de respecter les obligations légales du Plan Comptable Marocain, mais aussi d’optimiser la gestion financière et fiscale des sociétés.

En tant que comptable au Maroc, il est crucial de maîtriser :

  • Les méthodes d’amortissement,
  • Les durées admises fiscalement,
  • Les divergences entre règles comptables et fiscales,
  • Et les nouveautés liées à la digitalisation.
  • Et enfin, les bonnes pratiques à adopter.

1. Qu’est-ce que l’amortissement en comptabilité marocaine ?

L’amortissement est la constatation comptable et financière de la perte de valeur d’un bien immobilisé du fait de son utilisation, du temps ou de l’obsolescence technologique.
En d’autres termes, lorsqu’une entreprise acquiert une immobilisation corporelle (ex. : machine, véhicule, matériel informatique), elle ne peut pas enregistrer la dépense en totalité dans l’exercice d’acquisition. Cette charge doit être répartie sur plusieurs années selon la durée de vie estimée de l’actif.

L’amortissement permet donc :

  • De refléter la valeur réelle du patrimoine,
  • D’assurer une meilleure correspondance entre charges et produits,
  • De respecter les principes du Plan Comptable Marocain.

En 2025, les amortissements au Maroc continuent d’être régis par :

  • Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC),
  • Le Plan Comptable Marocain (PCM),
  • Le Code Général des Impôts (CGI), qui définit les règles fiscales d’amortissement.

Ces textes fixent :

  • Les biens amortissables,
  • Les méthodes autorisées,
  • Les taux et durées d’amortissement,
  • Les divergences possibles entre amortissement comptable et fiscal.

3. Quels sont les biens amortissables ?

Tous les biens ne peuvent pas être amortis. Selon le PCM, seuls les immobilisations corporelles et incorporelles ayant une durée d’utilisation limitée sont concernées.

a) Biens amortissables

  • Immobilisations corporelles : bâtiments, machines, véhicules, matériel informatique, mobilier de bureau.
  • Immobilisations incorporelles : brevets, licences, logiciels (durée limitée).

b) Biens non amortissables

  • Terrains (sauf cas particuliers, ex. carrières exploitables).
  • Fonds commercial (sauf exception fiscale).
  • Œuvres d’art, patrimoine historique.

4. Comptabilisation des amortissements dans le Plan Comptable Marocain

Dans le PCM, les amortissements sont enregistrés dans la classe 2 et 28 :

  • Comptes d’immobilisations (classe 2) : 21 (terrains), 22 (constructions), 23 (installations techniques, matériel et outillage), 24 (matériel de transport), 25 (mobilier et matériel de bureau).
  • Comptes d’amortissements (classe 28) :
    • 2811 : Amortissement des constructions
    • 2813 : Amortissement du matériel et outillage
    • 2815 : Amortissement du matériel de transport
    • 2818 : Amortissement du mobilier et matériel de bureau

Exemple d’écriture comptable :

Acquisition d’un matériel informatique à 100 000 DH amortissable sur 5 ans.

Chaque année, l’entreprise comptabilise :

  • Dotation aux amortissements (charge) :
    6811 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles
    à 28183 Amortissements du matériel informatique

Montant : 100 000 / 5 = 20 000 DH/an

5. Méthodes d’amortissement autorisées au Maroc en 2025

Le Plan Comptable Marocain autorise deux grandes méthodes :

a) Amortissement linéaire

  • Répartition constante de la valeur de l’actif sur sa durée d’utilisation.
  • Exemple : un véhicule de 150 000 DH sur 5 ans → 30 000 DH par an.

b) Amortissement dégressif

  • Applicable à certains biens (principalement matériel industriel et équipements techniques).
  • Les premières années : charges plus élevées.
  • Favorise la déduction fiscale anticipée.

6. Durées et taux d’amortissement fiscalement admis

Le Code Général des Impôts fixe des durées minimales et maximales d’amortissement. Quelques exemples :

BienDurée d’amortissementTaux linéaire
Bâtiments industriels20 à 30 ans3% à 5%
Installations techniques10 ans10%
Matériel de bureau5 à 10 ans10% à 20%
Véhicules de tourisme5 ans20%
Matériel informatique3 ans33,33%

Ces taux servent de référence pour les contrôles fiscaux.

7. Divergences entre amortissement comptable et fiscal

Il existe parfois des écarts entre l’amortissement comptable (fixé par l’entreprise selon usage) et l’amortissement fiscal (réglementé par l’administration).

Exemple :

  • Un ordinateur peut être amorti comptablement sur 5 ans.
  • Fiscalement, il doit être amorti sur 3 ans maximum.

Ces écarts génèrent des amortissements dérogatoires, enregistrés en comptabilité pour se conformer aux règles fiscales.

8. Amortissements exceptionnels et dérogatoires

En 2025, la législation marocaine permet encore :

  • Des amortissements exceptionnels pour encourager certains investissements (ex. : équipements écologiques).
  • Des amortissements dérogatoires pour harmoniser la fiscalité avec les besoins de l’entreprise.

9. Importance des amortissements dans la gestion financière

Les amortissements ne sont pas qu’une obligation légale, ils permettent aussi :

  • D’optimiser la fiscalité en réduisant le résultat imposable,
  • De préparer le renouvellement du matériel,
  • D’améliorer la trésorerie grâce à l’économie d’impôt,
  • De présenter des états financiers fiables aux investisseurs et banques.

10. Nouveautés et tendances en 2025

Avec la digitalisation de la comptabilité au Maroc, notamment via la facturation électronique et les outils de gestion intégrée :

  • Les amortissements sont suivis automatiquement via des logiciels comptables certifiés.
  • Le contrôle fiscal devient plus strict sur les taux et durées appliqués.
  • Les entreprises sont incitées à mieux gérer leur tableau des immobilisations.

11. Bonnes pratiques pour les comptables marocains en 2025

Pour une gestion optimale, il est conseillé de :

  • Tenir un fichier des immobilisations à jour,
  • Respecter les taux fiscaux de référence,
  • Effectuer des retraits et cessions correctement enregistrés,
  • Préparer un plan d’investissement aligné avec la politique d’amortissement,
  • Utiliser un logiciel comptable conforme au Plan Comptable Marocain.

Conclusion

Les amortissements au Maroc en 2025 restent un pilier central de la comptabilité d’entreprise. Ils permettent non seulement de respecter les obligations légales du Plan Comptable Marocain, mais aussi d’optimiser la gestion financière et fiscale des sociétés.

En tant que comptable au Maroc, il est crucial de maîtriser :

  • Les méthodes d’amortissement,
  • Les durées admises fiscalement,
  • Les divergences entre règles comptables et fiscales,
  • Et les nouveautés liées à la digitalisation.

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